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Gros rongeur de la famille de l'écureuil, la marmotte est devenu l'un des hôtes incontournables de nos montagnes. Mais la Marmotte est d'origine alpine : ce n'est qu'à partir de 1948 que les premiers individus furent introduits dans la vallée de Luz St- Sauveur. Avant cette date, les seules traces de marmottes sont des restes fossiles antérieurs aux glaciations. Par la suite, de nombreux lâchés ont eu lieu partout dans les Pyrénées et elles occupent aujourd’hui l'ensemble du massif pyrénéen.
Carnet d’identité
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Marmotta marmotta
Classe des mammifères
Ordre des rongeurs
Famille des sciuridés
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Longueur : 55 à 73 cm
Poids : 5 à 6 kg
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La marmotte vit en colonie sur les pelouses de montagne, entre 1400 et 3000 m d'altitude. Une colonie regroupe en général plusieurs familles, formant ainsi des groupes allant d'une dizaine à plus de cent individus. La vie sociale est peu développée ; il n’y a priori ni hiérarchie, ni répartition des tâches.
Le terrier est le centre de vie de la marmotte. Sous un rocher ou un promontoire, il fait office de poste d’observation. Le réseau de galeries qui le constitue abrite la famille la nuit, en cas de danger, pendant l’hibernation, ou lors de la mise à bas des petits.
L’été : des jeux et des siestes
Durant la belle saison, la marmotte partage son temps entre la recherche de nourriture, de longues siestes au soleil ou à l'ombre du terrier, et des jeux ou disputes avec ses congénères. Proie facile pour le renard et l’aigle royal, elle doit toujours garder un œil ouvert sur les alentours ou vers le ciel. Chaque marmotte participe à cette surveillance et au moindre doute, un sifflement d'alerte strident prévient l'ensemble de la colonie, qui disparaît aussitôt. Tout le territoire est parsemé de petits abris d'urgence, de moins d'un mètre de profondeur.
Son régime alimentaire est végétivore : feuilles, fleurs, tiges, fruits, racines, mais elle ne dédaigne pas les insectes comme les criquets. L’eau contenue dans les végétaux lui suffit ; elle ne boit pas. En six mois, entre le début du printemps et le début de l'automne, elle va doubler son poids, passant ainsi de 3 à 6 kg.
L’automne
Dès la fin août, la marmotte s’active, délaissant les siestes pour se préparer à affronter l'hiver. Elle " moissonne " l'herbe sèche pour aménager l'intérieur du terrier d'hiver ; celui-ci, qui peut être très long, est constitué de plusieurs pièces ayant des usages très différents. Une chambre, très fournie en litière sèche et isolante, où toute la famille va se retrouver pour dormir, ainsi que des toilettes, où les marmottes iront faire leurs besoins durant les brèves périodes de réveil hivernal.
Le long sommeil hivernal
Courant octobre, alors que le froid et les premières neiges arrivent, elle s'enferme dans le terrier en colmatant l'entrée avec un épais bouchon de terre et d'herbe. Puis, nichées dans leur chambre, elles sombrent lentement dans le profond sommeil del'hibernation, phénomène le plus étonnant développé par la marmotte. Lovées en boule, le museau entre les cuisses, la queue rabattue sur la tête, les pattes ramenées contre le ventre, leur corps se met à vivre au ralenti. Leur température s'abaisse, passant de 36° à 4°, leur rythme cardiaque diminue de 80 à 10 pulsations par minute, le rythme respiratoire tombe à un mouvement par minute. Ces modifications ont pour but de réduire la consommation d'énergie : économie des réserves, utilisation de 40 fois moins d'oxygène qu'en période d'activité. Si la température s’abaisse trop, elle se réveille quelques heures.
Le printemps, du réveil, à la reproduction
Dès le mois d’avril, la marmotte, fait ses premières apparitions ; elle peut avoir perdu la moitié de son poids. La neige étant encore abondante, elle doit creuser une galerie pour atteindre l’air libre, et atteindre les zones déneigées, en prenant des risques importants face à son pire ennemi l’aigle royal. En mai, débute la saison des amours. Début juin, deux à quatre marmottons voient le jour. Ils ne sortiront du terrier qu'à la fin juillet.
Les beaux jours sont là ; les marmottes et leurs petits, petites boules de poils confuses et joyeuses, font à nouveau sourire la montagne par leurs cris et leurs jeux, pour le plus grand plaisir des randonneurs.
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